L’Association canadienne des agences de voyages (ACTA)
est heureuse que Northwest Airlines ait annoncé hier
qu’elle revenait sur sa décision de faire assumer
par les agences de voyages une partie de ses coûts associés
aux SIR. La nouvelle a été communiquée
à ACTA tôt en soirée hier par Robert Dungan,
le représentant de Northwest Airlines au Canada et elle
était confirmée plus tard par un communiqué
de presse du transporteur aérien. « Il semble que
la forte opposition à cette surcharge par le milieu de
la distribution du voyage, incluant les agences de
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| Marc-André Charlebois |
voyages et les fournisseurs de SIR, tant au Canada qu’aux
États-Unis, ait empêché d’autres transporteurs
aériens d’emboîter le pas à Northwest”
a commenté Marc-André Charlebois, président
et chef de la direction d’ACTA.
La problématique voulant que les coûts de distribution
représentent une source majeure de coûts demeure
toutefois un réel casse-tête pour les compagnies
aériennes. Jusqu’à ce que les coûts
de distribution atteignent un niveau comparable, que les réservations
soient faites par l’entremise du site Web du transporteur,
à un centre d’appel, à l’aéroport
ou par l’intermédiaire de l’agent de voyages,
nous pouvons nous attendre à ce que les compagnies
aériennes continuent d’explorer des façons
« créatives » dans leur recherche de rationaliser
leurs coûts. « Nous devons demeurer vigilants,
» ajoute Marc-André Charlebois, le président
et chef de la direction d’ACTA, “la partie est
loin d’être terminée. Les transporteurs
aériens à rabais ont imposé de nouveaux
standards en terme de contrôle de coûts et les
compagnies aériennes traditionnelles ont encore beaucoup
de rattrapage à faire en ce domaine. »
ACTA est fermement convaincu que dans leur bataille pour
réinventer leur modèle d’affaires, les
compagnies aériennes doivent éviter la tentation
de refiler les coûts de leur inefficacité au
consommateur, à travers le réseau de distribution.
En même temps, les fournisseurs de SIR doivent ajuster
et moderniser leur offre en vue de refléter un marché
renouvelé. ACTA demeurera vigilante sur cet enjeu et
continuera à encourager les compagnies aériennes
et les fournisseurs de SIR à des négociations
productives en vue d’éviter la turbulence pendant
la période d’ajustement de l’industrie
à ces nouvelles réalités.
Au Canada, la libéralisation des SIR a permis à
Air Canada, notamment, de travailler avec les fournisseurs
de SIR en vue de réaliser les économies nécessaires.
Selon le transporteur, il a ainsi réussi à ramener
ses coûts de distribution à un niveau qui lui
permet d’être dorénavant compétitif
sur le marché domestique avec les transporteurs à
rabais. « Ce modèle de transition ordonnée
est celui dont le marché de la distribution a si désespérément
besoin et celui qu’ACTA préconise”, conclut
Marc-André Charlebois, “où les acteurs
clés du voyage travaillent au-delà de leurs
différences pour arriver à une solution qui,
en bout de ligne, sera profitable pour le consommateur. »
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