Suite à l’annonce faite par
JetsGo ce matin de suspendre ses services, l’Association
canadienne des agences de voyages (ACTA) a pris des mesures
pour informer les voyageurs touchés de leurs droits aux
termes des règlements en vigueur au Québec, en
Ontario et en Colombie-Britannique et pour leur conseiller de
consulter leur agent de voyages dans les plus brefs délais.
Les voyageurs qui ont réservé avec une agence
de voyages enregistrée au Québec, en Ontario et
en Colombie-Britannique auront droit à des indemnisations
pouvant aller jusqu’à 3 000 $ par passager au Québec
et 5 000 $ en Ontario et en Colombie-Britannique. Les autorités
provinciales respectives, TICO en Ontario, l’OPC au Québec
et la BPCPA en Colombie-Britannique ont émis ou émettront
des avis aux consommateurs sur leur site Internet respectif
pour expliquer comment soumettre une réclamation.
Les voyageurs, qui ont acheté leurs billets dans les
autres provinces ou directement de JetsGo, n’auront
droit à aucune indemnisation. Ils pourront faire appel
à l’institution financière émettrice
de leur carte de crédit pour un remboursement, s’ils
ont acheté leurs billets en utilisant une carte de
crédit. « Nous rappelons constamment aux consommateurs
les avantages d’utiliser les services d’un professionnel
du voyage », de commenter Marc-André Charlebois,
président et chef de la direction de l’ACTA,
« et la valeur ajoutée de ces services devient
encore plus évidente lors de situations de crises comme
celle à laquelle nous faisons face aujourd’hui.
»
La fin de JetsGo ne pouvait arriver à un pire moment.
Mars est traditionnellement un mois très occupé
pour les voyages notamment à cause des nombreux étudiants
en congé. Pour ajouter au problème, les compagnies
aériennes rapportent une demande importante de réservations
pour le congé de Pâques. Les voyageurs laissés
en plan par JetsGo pourront faire des arrangements pour revenir
à la maison avec les autres transporteurs canadiens
majeurs. Il est important de noter que ni Air Canada, ni WestJet,
ni CanJet n’ont l’obligation d’accommoder
les voyageurs touchés. Toutefois, ces compagnies aériennes
se sont engagées à accepter les réservations
à leur meilleur tarif disponible au moment de la réservation
et ils tenteront d’augmenter leur capacité là
où c’est justifié. On demande aux voyageurs
de faire des arrangements alternatifs avec l’aide de
leur agent de voyages le plus tôt possible, étant
donné la grande demande créée par les
congés et aggravée par la fermeture de JetsGo.
Marc-André Charlebois, président et chef de
la direction de l’ACTA, saisit aussi l’occasion
pour rappeler au ministre fédéral des Transports,
l’honorable Jean Lapierre, la position mainte fois réitérée
par l’ACTA visant la mise en œuvre d’un plan
national de protection des voyageurs en vue de les indemniser
en cas de faillite de prestataires de services de voyage.
« En août dernier, dans une lettre que j’adressais
au nouveau ministre à l’occasion de sa nomination,
je lui demandais de considérer la mise en place urgente
d’un fond national de protection du voyageur. A l’époque,
Air Canada était en pleine restructuration, à
l’abri de la loi sur les arrangements avec ses créanciers
et il nous semblait qu’aucun transporteur n’était
à l’épreuve d’une faillite. Nos
demandes ont été ignorées et malheureusement,
les événements d’aujourd’hui confirment
l’urgence en la matière», de conclure M.
Charlebois.
L’ACTA surveillera attentivement la situation et tiendra
les agences de voyages et leurs clients informés par
l’entremise de son site Web www.acta.ca.
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