Un peu plus tôt aujourd’hui, en début d’après-midi,
les membres de l’ACTA (Association canadienne des agences
de voyages) et les membres du conseil d’administration
de l’ATOQ (Association des tours opérateurs du
Québec) étaient conviés à une
réunion stratégique ayant pour objectif d’analyser
le cas Go Travel Direct (GTD). On se rappellera que, depuis
son arrivée sur le marché québécois
la semaine dernière, GTD a fait couler beaucoup d’encre
et a occupé le centre de plusieurs conversations dans
le milieu et lors de tous les événements de l’industrie.
Jean Colette, président de l’ACTA, annonçait
à Express Voyage.ca lors d’une entrevue en fin
de journée qu’une conférence de presse aurait
lieu le lundi 20 septembre prochain. « Il nous faut recentrer
le rôle des agents de voyages auprès du consommateur
et il nous faut mettre de l’avant son importance lors
de l’achat d’un voyage. Et pour ce faire, nous avons
l’appui à 100 % des fournisseurs. Nous travaillerons
donc de concert afin de transmettre clairement ce message aux
consommateurs. »
Plus tard, Jean Colette ajoute également : «
Certaines gens m’ont reproché d’avoir qualifié
l’arrivée de GTD dans le marché comme
étant un « feu de paille » (réf
: Express Voyage.ca, 13 septembre), mais il ne faut pas oublier
qu’un feu de paille est un gros feu, mais qu’il
ne brûle simplement pas très longtemps. Il ne
faut pas minimiser l’importance de l’arrivée
de GTD dans le marché, mais à moyen et long
terme, GTD deviendra un joueur marginal. Néanmoins,
pour l’instant, des actions doivent être prises,
et c’est ce que nous faisons. »
D’ailleurs, on a appris qu’une mise en demeure
avait de fait été envoyée par l’OPC
(Office de la protection du consommateur) à l’effet
que les publicités de GTD n’affichaient pas les
prix comme elles le devraient, c'est-à-dire en incluant
les taxes et certains autres frais alors cachés. GTD
aurait répondu qu’elle se plierait à la
demande et que toutes les publicités seraient modifiées
au cours des prochains jours afin d’être en conformité
aux lois. « Nous les aurons à l’œil,
et si des agents ou des joueurs de l’industrie venaient
à voir une publicité de GTD qui n’inclue
pas des prix conformes, nous leur demandons de nous en informer.
Nous nous assurerons avec grande vigilance que l’entreprise
respectera dorénavant les lois », termine Jean
Colette.
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