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Philippe Sureau,
Président Distribution chez Transat |
Suite à la lettre ouverte de l’ACTA dénonçant
la commission à 8%, Philippe Sureau, Président
Distribution chez Transat, confie à ExpressVoyage qu'il
se dit heureux de voir la discussion engagée par les
différents partenaires face aux graves problèmes
du milieu du voyage. « Nous sommes ouverts au
dialogue, déclare Philippe Sureau, nous disons
oui à la discussion. » L’ACTA déclarait
hier qu’une commission de 8% n’était pas
propice à l’épanouissement de l’industrie
mais « Quel est le tarif de commission raisonnable?
» demande monsieur Sureau.
Jusqu’à l’an 2000, les compagnies aériennes
payaient 9% pour les billets vendus, était-ce suffisant?
poursuit-il. De nos jours, il est farfelu de croire à
une commission de 15%, la moyenne est souvent autour de 10%
et souvent moins, si l’on tient compte du discounting.
Une autre solution avancée est celle des prix nets
lorsque l’agence fixe elle-même la commission.
« Mais comment faire la publicité? De plus, est-ce
que les agences sont prêtes à gérer leur
propre mark-up? »
La controverse a débuté lorsque Nolitours a
annoncé sa politique de commission fixe à 8%
dans le but de concurrencer les ventes à rabais et
les ventes en direct sur Internet. Les produits de Nolitours
sont limités, ils ne sont pas vendus par Transat et
ils sont offerts à des prix agressifs, réduisant
ainsi la marge de profits de l’entreprise, et fixant
la commission des agences à 8%. Fait important à
souligner : aucun produit Nolitours ne peut être vendu
à rabais. « En tant que tour opérateur,
nous déterminons le prix du produit et de la commission
minimum, poursuit Philippe Sureau. Si quelqu’un vend
notre forfait plus cher, c’est tant mieux pour lui,
mais il ne peut pas le vendre à rabais, ça se
saurait tout de suite et on le lui retirerait! »
Philippe Sureau souligne le courage de l’ACTA qui place
l’agent au centre du débat, l’agent qui
apporte une plus-value au consommateur. Nolitours ne vend
pas directement au public, souligne-t-il, seulement par l’entremise
des agences. Il ajoute que l’initiative de sa compagnie
n’ a pas eu l’effet d’entraînement
comme certains le craignaient, mais une simple harmonisation
de prix de produits déjà sur le marché.
« Notre approche vise à assainir la profession,
dit-il, nous offrons un bon produit à un bon prix et
jusqu’à maintenant les ventes sont plutôt
bonnes. »
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