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| Henri Castillo, directeur général
de l’ACTA - division Québec |
Pour faire suite à la réunion tenue par l’ACTA
le 27 juillet dernier et concernant le plafonnement des commissions
de base, un compte rendu officiel a été émis
aujourd’hui afin de faire connaître les réponses
aux demandes formulées par de nombreux professionnels
dans le domaine du voyage. Voici le compte rendu intégral
d’Henri Castillo, directeur général de l’ACTA
- division Québec, qui y développe en détail
les différents points couverts et les solutions possibles
dégagées lors de cette rencontre.
BUREAU DE L’ACTA
COMPTE-RENDU
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La réunion convoquée par l’ACTA sur le
plafonnement des commissions de base par NOLITOUR répond
à une demande formulée par plusieurs dans le
but d’examiner les retombées et les implications
de cette décision.
Participants
Michelle Andréani, Associatour
Nathalie Guay, Ensemble
Jocelyne Faucher, Thomas Cook
Pierre-Léo Joseph, Voyages Boisbriand / Secrétaire
du conseil régional de l’ACTA
Sylvain Lastère, Voyages Vasco
Moscou Côté, Voyages Constellation
Jean Heiler, Uniglobe
Jean Collette, Club Voyages Cyr et Dumoulin / Président
du conseil régional de l’ACTA
Henri Castillo, ACTA
Retenus
Lise Martel, American Express
Dominique Continelli, Funtastique
Carole Chartrand, Voyages Jean-Pierre
Plusieurs autres n’ont pu se libérer de leurs
engagements mais ont appuyé l’initiative.
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Jean Collette, président du conseil régional
de l’ACTA pour le Québec a joué le rôle
de modérateur. Il a ouvert le débat en précisant
ce qui suit.
« Bien que notre rencontre fasse suite à la
décision de NOLITOUR, notre volonté de réagir
touche de très près l’effet d’entraînement
qu’elle pourrait avoir chez d’autres grossistes
ainsi que les conséquences éventuelles pour
les détaillants. Le tour d’horizon proposé
aujourd’hui pourrait faire l’objet d’un
suivi formel avec les grossistes, possiblement par le biais
de l’ATOQ ».
DÉCISION DE NOLITOUR
Commentaires
Il est ressorti des discussions que, sans accepter le plafonnement
à 8%, la vente en direct est une réalité;
cependant :
1) Les destinations offertes devraient se limiter là
où la concurrence de la vente en direct est présente.
2) NOLITOUR dans ses publicités / annonces devrait
ajouter que les forfaits sont disponibles au même prix
dans les agences de voyages. Ceci aurait pour effet tout au
moins d’inviter le client à s’informer
ou à consulter l’agent de voyages et non à
l’éviter. En d’autres termes, cela permettrait
d’équilibrer les possibilités de vente.
3) Les commissions versées aux distributeurs compensent
largement les dépenses auxquelles devraient consentir
les grossistes s’ils devaient mettre en place un système
de distribution équivalent.
4) La vente par Internet bien que très véhiculée
ne représente aujourd’hui qu’un faible
pourcentage des ventes totales. Une récente étude
faite aux États-Unis révèle que 70% des
voyageurs préfèrent consulter leur agent de
voyages. Nous soupçonnons le même ratio au Canada.
5) Ce sont les détaillants qui apportent aux grossistes
leur pouvoir de négociation, il est donc naturel de
le répercuter aux agences.
RELATIONS DÉTAILLANTS / GROSSISTES
Plusieurs commentaires ont été faits sur le
positionnement détaillants / grossistes.
1) La concurrence
Il a été observé que la concurrence est
plus vive en Ontario qu’au Québec et que les
prix de forfaits similaires y sont généralement
plus bas. Malgré tout, les commissions payées
aux détaillants sont supérieures à celles
payées au Québec. À ce titre, y aurait-il
lieu d’attiser la concurrence dans notre région?
D’après les participants à la réunion,
on se dirige localement vers une situation d’oligopole
sinon de monopole.
2) La commercialisation des ventes de dernière minute
a été soulevée pour souligner que les
détaillants y ont accès au cours des derniers
14 ou 30 jours de l’écoulement de l’inventaire
non vendu. À ce titre, deux opinions ont été
manifestées :
a) La logique semblerait vouloir que les commissions accordées
sur cet inventaire soient supérieures aux commissions
de base.
b) Que les grossistes n’utilisent pas de subterfuge
à plus de 30 jours de la date de départ (en
dehors de la période dite de vente de dernière
minute, c’est-à-dire 14 à 30 jours) pour
baisser le prix d’un forfait de 3 ou 5 $ pour faire
basculer les commissions de 12 ou 15% à 8%.
ALTERNATIVES
Devant le déséquilibre caractérisant
les rapports entre détaillants et grossistes, d’autres
idées ont surgi :
1) la création d’une centrale d’achat
de forfaits chez les grossistes et autres fournisseurs de
services dans le but d’établir un meilleur équilibre
dans les rapports détaillants / grossistes.
2) Certains on même envisagé de s’unir
pour constituer un grossiste. Cette alternative n’a
pas fait l’unanimité. Par contre, celle de la
centrale d’achat a retenu l’attention.
3) Tel qu’indiqué plus haut, il a été
reconnu que l’environnement compétitif est faible
au Québec et qu’il serait de mise que l’on
examine ce que d’autres ont à offrir dans le
reste du Canada, voire le Nord-Est des États-Unis.
L’option d’inviter d’autres prestataires
de services a été retenue.
GÉNÉRAL
Une autre corde sensible chez les participants est le manque
de compensation sur les surcharges appliquées en sus
des prix des forfaits. Tous s’entendaient sur l’importance
de faire un ménage dans la catégorie des taxes,
frais et surcharges. Les détaillants veulent un partage
plus équitable des revenus. Ils doivent prélever
des frais administratifs sur la perception et l’administration
des taxes, frais surcharges etc. Tous se sont entendus pour
inclure ce point aux négociations futures.
Dans l’ensemble, la réunion a dégagé
la volonté d’être proactif devant non seulement
la décision de NOLITOUR mais surtout de ce qu’elle
pourrait entraîner dans le futur. Le groupe a également
manifesté le besoin de recréer un comité
de détaillants au sein de l’ACTA et devenir l’interlocuteur
éventuel des prestataires de services. Ceci permettrait
aux grossistes de consulter les détaillants au lieu
d’établir une action unilatérale.
En conclusion, les détaillants présents lors
de la rencontre veulent plus d’encadrement dans l’élaboration
et la constitution des protocoles qui régissent les
ententes entre grossistes et détaillants.
P.S. ACTA déplore que un ou plusieurs de ses membres
aient trouvé bon de rapporter à Tourisme Plus
les détails des échanges qui ont eu lieu au
cours de la réunion et ce avant que le compte-rendu
officiel ne soit émis. Loin d’une critique, l’on
aurait souhaité plus de solidarité.
Henri Castillo
Directeur général de l’ACTA pour le Québec
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