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Veuillez prendre note que les portraits sont immuables après la parution initiale.
Des changements dans le parcours professionnel de ces personnalités peuvent avoir lieu.
C’est ainsi qu’on l’appelle : monsieur Club Med !!! Et ça lui plaît beaucoup! «J’ai donné 30 ans de ma vie à cet organisme parce qu’il me convient en tous points, donc je suis fier d’y être identifié !»
Bernard Fardel est le directeur régional des ventes de l’Est du Canada depuis 19 ans, à la suite de plusieurs années passées dans de nombreux villages du Club Med à travers le monde. Revoyons avec lui les grandes étapes qui l’ont conduit jusqu’à maintenant. «Je suis né le 1er novembre 1950 à Bergerac dans le Périgord, le pays des châteaux et des grottes, dans le sud-ouest de la France. » À l’âge de 18 ans, après des études en commerce, il devient représentant sur la route et se familiarise aux différentes techniques de la vente. Durant les fins de semaine, il est disc-jockey dans les boîtes de nuit et discothèques. «Je faisais ce deuxième travail par goût personnel, j’aimais la musique et la danse !»
À l’âge de 26 ans, il est en pleine période de remise en question, autant sur le plan personnel que professionnel, lorsqu’il rencontre par hasard un vieil ami qu’il avait perdu de vue depuis cinq ou six ans. Est-ce vrai qu’il n’y a pas de hasard mais seulement d’heureuses coïncidences ? Toujours est-il que le copain en question est à l’emploi du Club Med et invite Bernard à y postuler.
On devine la suite : il est embauché comme disc-jockey et continuera à évoluer autour de la scène à titre d’ingénieur de son, régisseur de spectacles ou metteur en scène, pour finalement devenir coordonnateur de loisirs dans différents villages. «Ce fut une expérience très enrichissante pour moi. Les gens qui me connaissent aujourd’hui ne le croiront peut-être pas mais, à l’époque, j’étais très timide et je détestais par-dessus tout prendre la parole en public. Le Club Med a changé ça ! Et puis, j’ai travaillé dans 22 locations sur tous les continents, jamais je n’aurais visité autant de pays autrement.» Et il parle quatre langues maintenant.
Bernard Fardel se souvient avec plaisir de l’atmosphère qui régnait dans les Club Med durant ces années-là. Il n’y avait qu’un seul type d’hébergement, un seul prix, beaucoup d’éclats de rire, de longues conversations intimes et des amitiés durables qui se développaient. «Présentement, l’organisme est en pleine transformation mais l’ambiance y est toujours exceptionnelle!»
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| Lisanne Paradis, Bernard Fardel, Annie Archambault et François Haurat, Club Med | | Avant d’aborder ce sujet, retournons au 15 février 1979. Bernard est en devoir à la Caravelle en Guadeloupe lorsqu’il rencontre la Québécoise Johanne Rocheleau, en vacances là–bas. Neuf jours plus tard, c’est la grande demande, ils se marient la même année et ils travailleront ensemble pour le Club durant les huit années subséquentes.
«C’était entendu qu’au moment de s’installer quelque part, ce serait à Montréal et nous l’avons fait en 1987.» Johanne avait une formation comme secrétaire juridique et s’est intéressée à l’informatique qui était alors en pleine éclosion. À l‘heure actuelle, elle est gestionnaire de réseau, spécialisée en sécurité. Quant à Bernard qui n’avait pas d’emploi en arrivant, il s’est présenté au bureau régional du Club Med faisant valoir son expérience comme représentant et sa grande connaissance de l’organisation. Le reste fait partie de l’histoire.
Le Club Med a 56 ans. C’est lui qui a inventé la formule tout-compris. Il a été souvent imité, sa clientèle est devenue plus exigeante et les gestionnaires ont fait des choix d’affaires. Il n’y a donc plus que 80 villages (il y en a déjà eu 120) et le produit a été amélioré. Non seulement peut-on réserver une chambre privée « sur mesure », climatisée, avec téléphone et téléviseur mais, dès le 18 novembre, le village de Cancun Yucatan offrira des suites avec service de conciergerie. Cependant, il n’y a pas que l’argent qui compte. Ces mêmes clients pourraient tout aussi bien aller dans un Hilton où le service est excellent mais impersonnel. Ils choisissent plutôt le Club Med à cause de ses activités récréatives, sportives, les spectacles, la bonne table «et surtout les qualités de relations humaines que l’on y trouve et qui n’existent pas ailleurs», poursuit Bernard.
Son travail se fait à 90 % auprès des agents de voyages et les Québécois représentent la plus grande part du marché canadien, ce qui est fort satisfaisant pour ce gestionnaire. L’ambiance des Clubs répond parfaitement au côté émotif des «Latins d’Amérique du Nord» comme il aime appeler les Québécois. Bien qu’il soit très heureux à Montréal, en partie à cause des quatre saisons, il demeure très proche de ses racines et il retourne au Périgord au moins tous les deux ans, pour visiter sa famille, et pour la bonne table et le bon vin !!!!
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