Conférence sur la campagne du FICAV Véronique Leduc
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| Jean-Jacques Préaux, porte-parole de l'OPC, Maryse Côté, avocate à l'OPC, Louis Borgeat, président de l'OPC et André Derome, au service des permis de l'OPC | | Au Palais des congrès avait lieu hier après-midi une conférence de presse annonçant le lancement d’une campagne d’information sur le Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages (FICAV). Créé en 2004, ce fonds est jugé comme étant encore méconnu des voyageurs et l’Office de la protection du consommateur (OPC) tient, par cette campagne, à mieux le faire connaître.
Un fonds pour quoi? « Au début des années 2000, plusieurs faillites retentissantes dans l’industrie du voyage ont fait les manchettes, a affirmé d’emblée Louis Borgeat, président de l’OPC. Ces événements nous ont fait constater que les clients qui achetaient des voyages avaient besoin d’une meilleure protection. » Voilà donc pourquoi le FICAV a été créé à la fin de 2004. Et après trois ans, le directeur de l’OPC clame sa pertinence. « De novembre 2004 à novembre 2007, 6 236 clients ont été dédommagés et plus de deux millions de dollars ont été distribués pour services non-rendus. »
En effet, l’utilité de ce fonds est restreinte au remboursement de tout service non rendu. Par exemple, si un client n’est pas satisfait du voyage acheté, le fonds ne peut rien pour lui. Le FICAV sert exclusivement à rembourser les services payés mais non reçus. Si la qualité est inférieure aux attentes, le fonds ne s’applique pas.
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| Maryse Côté, Louis Borgeat et André Derome | |
Un service offert par l’agent
Bien entendu, le service de protection du fonds est exclusif aux voyageurs faisant affaire avec un agent de voyage qui possède son permis. Voilà pourquoi l’OPC semble vouloir travailler en étroite collaboration avec eux. Il reste que c’est aussi au client de faire sa part et de vérifier si son agence, réelle ou virtuelle, possède son permis.
Avec la multiplicité des outils permettant de voyager, l’OPC juge que le voyageur doit se protéger plus que jamais. Si le fonds est donc né il y a trois ans sans trop faire de bruit, ses responsables jugent maintenant qu’il est temps d’investir dans sa visibilité. « Nous tenons à mieux informer les clients de son existence », explique Louis Borgeat.
Une campagne pour informer
L’OPC déploie cette semaine une campagne de 125 000 dollars puisés à même le fonds dans l’optique de le faire connaître. La campagne, qui bénéficie du soutien de l’ACTA, de l’ATOQ et de l’AQCV comporte deux niveaux. Le premier niveau comprend toute la facette informative comprenant un kit de communication pour les agences qui recevront cette semaine des affiches à l’effigie de la campagne et agrémentées du slogan « Partez protégé » ainsi qu’un présentoir avec dépliants. De plus, dans l’optique d’informer les voyageurs sur l’existence du fonds, les grands quotidiens accueilleront dès samedi prochain et ce, pour les quatre prochaines fins de semaine, une publicité dans leurs pages. « Avec cette campagne, nous souhaitons que les gens réalisent qu’une contribution de 3,50 par tranche de 1 000 dollars, c’est bien peu pour être à ce point protégé », affirme Louis Borgeat.
Et puis, pour attirer l’attention, l’OPC lance aussi sur le web une campagne dite « teaser » qui annonce des voyages à 3,50. Quand l’internaute clique sur le pavé, il arrive sur le site du fonds qui laisse savoir plus en détails ce dont il est question.
Un fonds bien garni
Afin de financer le fonds, chaque voyageurs faisant affaire avec une agence détentrice de permis paie 3,50 par tranche de 1 000 dollars de services touristiques achetés. Ces contributions ont mené le fonds à être garni aujourd’hui de 27 millions de dollars. Ainsi, si un transporteur n’est plus en mesure de respecter ses obligations, le client peut être remboursé directement du fonds et ce, jusqu’à concurrence de 3000 dollars par personne par voyage, le tout ne devant pas excéder 3 000 000 dollars par événements.
Aujourd’hui, la santé financière du fonds est grande et à 27 millions de dollars, le fonds est presque trop garni. En effet, aujourd’hui, une réunion doit avoir lieu pour décider si on augmente le plafond des dédommagements, si on diminue la contribution des clients ou si on élargie la couverture afin d’utiliser à bon escient l’argent disponible.
Ce que l’avenir nous réserve
Si aucun événement majeur n’est venu perturber l’industrie depuis la faillite de Maestro en mars dernier, pour lequel 3 317 demandes ont été traitées dont 1 829 personnes rapatriées, le fonds lui, est toujours prêt à absorber de telles situations. Et c'est parce que nous ne savons jamais ce que l'avenir nous réserve que le fonds existe. Souhaitons tout de même que ces tristes situations restent rares!
Pour plus d’informations : www.partezprotege.gouv.qc.ca
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