Cliquez ici pour imprimer
15 mai 2008

Moscou Côté, un homme à l’avenir prédestiné
Véronique Leduc

Du plus loin qu’il puisse se souvenir, Moscou Côté a toujours su qu’il aurait sa propre entreprise. À sept ans déjà, il s’occupait, devant chez lui, de son petit kiosque de limonade, et il prenait très à coeur la satisfaction de ses clients.  « Je me souviens d’un certain samedi pluvieux du mois de juin, pendant lequel j’ai décidé de mettre mon imperméable, de sortir et de m’occuper de ma vente de limonade même si ma mère m’assurait qu’il n’y aurait personne, se rappelle Moscou.  Je me disais que si un client voulait de la limonade malgré la mauvaise température, je me devais d’être là!  Bien sûr, j’ai perdu ma limonade diluée dans l’eau de pluie et j’ai attrapé la grippe, mais au moins, j’avais été au poste!  Déjà, j’avais la fibre de l’entrepreneur en moi! »

Et effectivement, après avoir possédé une compagnie d’informatique pendant plusieurs années, Moscou est co-propriétaire de l’agence Voyages Constellation depuis maintenant 10 ans.  «J’ai commencé dans le milieu informatique parce que mon père travaillait dans ce domaine et que, étant exposé très jeune à du matériel informatique à cette époque inaccessible pour d’autres, je me suis retrouvé assez doué en la matière », explique celui qui est originaire d’Ottawa.  C’est ensuite un contrat de non-concurrence lors de la vente de sa compagnie informatique qui l’oblige à changer de milieu. « Le contrat stipulait que je pouvais travailler en informatique pour une compagnie d’un autre domaine, mais que je  n’avais pas le droit de travailler dans une compagnie d’informatique et ce, pendant au moins trois ans.  À l’époque, il y avait deux domaines dont le potentiel de vente liée à l’informatique paraissait intéressant : le contenu pour adultes et le milieu du voyage. »  Il a choisi le voyage!

Une nouvelle carrière…

Moscou Côté et Normand Fortier
À la même époque, son ami de longue date, Patrick, qui travaillait en agence de voyages lui dit que le domaine connaît certaines difficultés à se servir de façon efficace de l’informatique.  Comme Moscou se cherche alors un défi, il se met en tête de développer de nouveaux outils informatiques pour le domaine et se lance en voyages!

Avec son ami, il décide donc, en septembre 1997, d’acheter l’agence Voyages Constellation.  « Au début, je ne connaissais absolument pas le domaine, explique celui qui a tout de même voyagé sur tous les continents sauf l’Afrique. Pendant les trois premiers mois, je m’assoyais comme conseiller et j’essayais d’aider les clients, mais je faisais toutes sortes d’erreurs! »  Après un certain temps, il remarque que les agences de voyages offrent les mêmes produits que leurs concurrents et ce, pratiquement au même prix.  Il se dit alors que la seule chose qui pourrait faire qu’une agence se démarque, serait une amélioration au niveau opérationnel qui lui permettrait de devenir plus efficace que ses concurrents.  « C’est comme ça que j’ai commencé à créer des outils à l’interne qui permettent à nos conseillers d’être plus rentables.  Au début, il y avait des coûts reliés au développement mais à long terme, ça devient plus rentable parce que beaucoup plus efficace », explique t-il.

Un peu plus tard, Voyages Constellation se retrouve à être la première agence canadienne traditionnelle à vendre en ligne sur un site transactionnel. 

Des voyages sur le web

Et décidément, les choses se mettent à aller assez bien pour l’agence qui ouvre autour des années 1999-2000, trois nouveaux points de ventes.  Par contre, Moscou explique que depuis, ils ont été fermés parce que les gens achètent maintenant davantage sur le web. »  À ce sujet, il ne semble pas partager le même avis que la plupart des travailleurs de l’industrie.  En effet, Moscou ne croit pas que le web soit une menace pour le milieu du voyage.  « À mon avis, il y a beaucoup d’argent à faire sur Internet; il faut seulement être capable de suivre la tendance.  Par contre, il est évident que pour quelqu’un qui n’est pas déjà installé sur le web, les années à venir vont être plus difficiles. »  Tout de même, il croit qu’il y aura toujours une place pour le traditionnel dans le milieu parce qu’il y a certains produits qui se vendront toujours mieux en personne, comme les croisières par exemple.

Par rapport aux agents, il est d’avis que le web leur a, d’un certain côté, facilité la vie. « Maintenant, les gens qui se rendent dans les agences ont une meilleure idée qu’avant de ce qu’il veulent parce qu’ils ont pu commencer à regarder sur Internet ce qui s’offrait.  Il y a donc moins de clients indécis qui changent d’idée et décident de ne plus partir en voyage.  Le taux de ventes par rapport aux clients venus en agence est donc à mon avis plus élevé qu’avant l’arrivée d’Internet », affirme t-il.

Moscou à l’ACTA

Moscou Côté et Christiane Théberge
Dès son arrivé dans le domaine du voyage, Moscou s’implique dans l’Association canadienne des agences de voyages (ACTA).  « Quand on a racheté l’agence, j’ai été invité à assister à une réunion du comité des détaillants de l’ACTA-Québec, explique t-il.  À l’époque, je trouvais ça intéressant parce que ça me permettait de rencontrer des décideurs de l’industrie dès mes premières semaines dans le milieu et de comprendre le domaine plus rapidement.  Toutefois, après quelque temps, j’ai arrêté de m’impliquer, jusqu’à il y a environ quatre ans, quand on m’a proposé de m’engager à nouveau J’ai décidé d’embarquer… »
 
En septembre 2006, il est élu président du conseil régional au Québec. Il dit aimer s’impliquer dans l’Association et ce, même s’il trouve souvent difficile d’entendre certaines personnes dire que l’ACTA ne fait rien.  « L’ACTA travaille sur plusieurs dossiers afin de faire bouger les choses mais souvent, les gens ne savent pas ce que nous faisons et prennent les améliorations du domaine pour acquis.  Pourtant, si ce n’est pas l’ACTA qui défend les droits des agences du milieu, personne ne le fera! »

Moscou, Sydney et Milan

Malgré son implication et son travail qui l’occupe en moyenne 50 heures par semaine,  Moscou trouve le temps de s’occuper de ses deux gars de huit et six ans : Sydney et Milan.  Hé oui, les enfants de Moscou portent, tout comme lui, des noms de villes!  « En fait, ma mère voulait qu’un de mes noms soit russe parce qu’elle se disait que si jamais il y avait une guerre et que je devais aller au combat, les Russes allaient être plus cools avec moi si j’avais un nom russe! »  Comme il a toujours aimé son nom à cause de son originalité, Moscou a décidé de nommer aussi ses enfants selon des noms de villes!

Un sportif honnête

Sinon, pour se détendre, l’homme d’affaires aime beaucoup faire de la voile l’été et du ski alpin l’hiver. « Dans les deux cas, ce sont des forces extérieures qui font l’effort : soit le vent, soit la gravité!  Je ne suis pas un vrai sportif! », rigole t-il. 

Les amis sont aussi très importants pour lui.  Et attention, il doit être possible, avec eux, d’être vrai et franc.  « L’honnêteté, c’est une des valeurs les plus importantes pour moi.  Il n’existe qu’une petite différence entre mensonge et diplomatie. », affirme t-il.  Alors, tenez-vous le pour dit!

 



© Logimonde Inc. Tous droits réservés
Renseignements : salledepresse@logimonde.com
450-689-5060 poste 223