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13 juin 2008

Les priorités de l’ACTA
Résultats sommaires de l’Assemblée annuelle de l’ACTA en marge de l’année 2007
Anne-Marie Santos

Michèle Rogerson, agente de communication, Jean Colette, président sortant du Conseil d'administration de l'ACTA et Christiane Théberge, présidente et chef de direction de l'ACTA 
L’année 2007 en fut une très mouvementée dans l’industrie du voyage et l’Association canadienne des agences de voyages (ACTA) l’a confirmé lors de son assemblée annuelle qui avait lieu hier soir, à l’hôtel Ritz-Carlton de Montréal. Jean Colette, président sortant du Conseil d’administration de l’association, conduisait cette assemblée. «L’année 2007 a été une année remplie de défis pour l’ACTA à plus d’un titre», a-t-il avoué d’entrée de jeu.

L’ACTA viable

Jean Colette
Mais quels ont été ces défis? D’abord, l’ACTA a dû affronter des ressources humaines à la baisse cette année, avec trois employés de moins.  Ce manque de moyens financiers est largement attribuable à IATA qui a décliné l’entente d’administration de leur projet de carte d’identité, en livrant sa propre carte. Ce faisant, ACTA a composé seule dans la mise sur pied de sa propre carte d’identité. Malgré la privation de 700 000 $ qui devaient découler de cette association pour une carte conjointe avec IATA, il n’en demeure pas moins que l’ACTA est en santé, selon les dires de son président.

En effet, pour une cinquième année consécutive, l’ACTA enregistre une hausse de ses membres. Ils ont accueilli précisément 219 nouveaux membres en 2007, ce qui porte à 2672 le nombre d’adhérents à l’association. «Ce résultat est vraiment un signe de santé évident, surtout si l’on considère les fermetures, les fusions et les acquisitions qui sont en croissance», souligne Christiane Théberge, présidente et chef de la direction de l’ACTA.

L’ACTA en 2007

Fidèle à elle-même, l’ACTA visait la défense des intérêts de ses membres, tout en s’assurant d’une visibilité accrue dans tous les dossiers qui touchaient de près l’industrie du voyage en 2007. Parmi ses initiatives, l’association a d’abord mis sur pied la carte d’identité de l’ACTA donnant des privilèges notables aux membres qui y adhèrent. Au départ, quelque 16 fournisseurs s’étaient joints à l’ACTA pour attribuer des bénéfices aux professionnels du voyage. En décembre dernier, c’était près d’une centaine de partenaires qui s’y rattachaient. Malgré tout, Christiane Théberge affirmait lors de l’assemblée que la carte ne remplissait pas les résultats escomptés. «Nous nous devons de changer la perception des professionnels au sujet de cette carte. Ils la confondent encore avec la carte bleue de IATA. Nous croyons en la valeur de notre carte qui donne des bénéfices particuliers aux agents», affirme-t-elle.

La carte d’identité figure au plan des trois principaux programmes porteurs de l’ACTA. Les autres programmes entérinés par l’association en 2007 sont les Prix Atlas, qui vise la reconnaissance de l’excellence dans l’industrie du voyage, ainsi que l’initiative des Jeunes Professionnels dont le but est de créer un forum d’échange entre les jeunes professionnels qui sont confrontés aux mêmes enjeux issus de l’évolution constante du domaine du voyage. Ces rassemblements ont lieu dans cinq villes à travers le Canada.

L’année 2007 a également rimé avec deux campagnes marquantes de l’ACTA au Québec. La première, Voyagez avec un Pro, visant à mettre en lumière la valeur ajoutée des professionnels du voyage et la seconde, Partez Protégé, en partenariat avec l’Office de la protection du consommateur, qui gratifie l’efficacité du Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages.  L’ACTA a d’autre part misé sur l’amélioration de son site Internet Scoop, livrant les plus récentes nouvelles de l’industrie à plus de 19 000 abonnés à ce jour.


L’association s’est par ailleurs engagée à travailler étroitement avec beaucoup de partenaires afin de demeurer proactive dans tous les nouveaux enjeux auxquels est confrontée l’industrie du voyage. Citons parmi ces enjeux la rétention des ressources humaines au sein des agences de voyages et la flambée du prix du carburant qui affecte gravement le transport aérien. Pour contrer le fléau du tourisme sexuel, l’association s’est jointe à l’ECPAT (End Child Prostitution, Child Pornography and Trafficking of Children for Sexual Purposes), un réseau d’organisations qui luttent en synergie contre l’abus des enfants à l’échelle mondiale.

Si l’année 2007 a mis son lot de dossiers chauds sur la sellette, elle a néanmoins été exceptionnelle sur le plan touristique. «L’année dernière a été extraordinaire pour le domaine du voyage. Nous avons battus beaucoup de records», dévoile Jean Colette. Parmi eux, le montant total que les Canadiens ont investi en voyages a atteint la barre des 22.5 milliards, dont 11 milliards outre-mer. Du jamais vu !



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