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Veuillez prendre note que les portraits sont immuables après la parution initiale.
Des changements dans le parcours professionnel de ces personnalités peuvent avoir lieu.
Rencontre avec Yves Lalumière Anne-Marie Santos
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| Yves Lalumière | |
Il occupe le poste de vice-président réseau du plus grand réseau de détaillants voyage au Canada. Il a été joueur de baseball universitaire de haut calibre aux États-Unis durant sa jeunesse, il aimerait incarner Mickey Mouse dans une autre vie et s’alimente quotidiennement de chocolat. Décidément, on peut s’acharner longtemps à trouver le fil conducteur à travers tout cela. On l’imagine comme un homme d’affaires typique, avec le sérieux et le stress que cela implique, alors qu’en réalité, il est tout à la fois vraiment facile d’approche, sympathique et pondéré. Yves Lalumière nous sème vraisemblablement dans la confusion!
J’entre dans son bureau situé au 16e étage de la Tour Transat au centre-ville. Son bureau largement vitré offre une vue imprenable sur le Parc du Mont-Royal et sa croix prédominante. « C’est tellement beau l’hiver avec la neige », commente-t-il. Je n’en doute aucunement. Son bureau est on ne peut plus simple, mais deux choses attirent littéralement notre attention : quelques trophées disposés sur une table, surplombés par un très large babillard de photos. Étrange tout de même d’exposer autant de sa personne sur un babillard dans son lieu de travail, me dis-je silencieusement. On y aperçoit vraisemblablement plusieurs photos croquées lors d’événements organisés par Transat Distribution Canada; la plupart exhibant des moments passés avec des franchisés, des employés et des voyages avec son équipe.
Le voyage, encore et toujours!
Lorsqu’on connaît son parcours professionnel, lequel a été largement dominé par l’industrie du voyage, on comprend sa piqûre. Ayant acquis une formation universitaire en Administration des Affaires, il fait ses premiers pas chez Québécair, compagnie aérienne au sein de laquelle il a œuvré pendant deux ans. Ensuite, vient le temps de passer chez American Express. Une longue carrière s’amorça alors. « J’ai eu l’opportunité d’exercer plusieurs positions et d’être sur des comités mondiales tout en voyageant énormément». Par la suite, il gravit les échelons en accédant au poste de vice-président pour l’Est du Canada et des Affaires gouvernementales.
Puis, après 20 ans de service chez American Express, Yves Lalumière ajoute une nouvelle expérience à son portfolio. Il a alors été mis en relation pour faire l’acquisition et l’intégration du réseau de distribution du voyagiste Thomas Cook, dont Transat venait de se porter garante. Ayant bien mené sa barque dans l’accomplissement de ce nouveau mandat, Transat Distribution Canada lui propose un poste comme vice-président Exploitation et Développement pour le Canada, fonctions qu’il a occupées jusqu’à tout récemment.
Depuis le mois d’août, c’est plutôt à la vice-présidence du réseau de TDC qu’on le retrouve. Il chapeaute désormais quatre autres grands départements de l’organisation, soient les communications, le marketing, les relations avec les fournisseurs et les ressources humaines. « Voilà mon parcours professionnel : une vingtaine d’années dans l’industrie, des postes forts intéressants et excitants, de même que des patrons fantastiques. C’est d’ailleurs grâce au côté visionnaire de Philippe Sureau que j’ai joint Transat et pour avoir l’opportunité de travailler avec Philippe Sureau, c’est un privilège et c’est un leader avec qui je désirais travailler.. Et il ajoute : « J’ai joint l’équipe le 13 février 2006, la veille de la St-Valentin, et ce fut un coup de foudre pour mon nouveau défi.! »
Un travail qu’il aime, vraiment!
Yves Lalumière prend à cœur l’équilibre dans son travail. Il métaphorise d’ailleurs très bien sa vision à l’aide d’un trébuchet, cet amusement pour enfants fort populaire il y a quelques années. Il cherche le balancement entre les employés de TDC, les clients et les fournisseurs. L’aspect le plus important de son travail est de créer et d’entretenir la loyauté de ces gens envers l’entreprise et de continuer de bâtir un réseau national fort qui permet aux contributeurs de grandir à long terme tout en leur permettant de se développer et cela est une priorité pour notre équipe. C’est toujours intéressant de croître. Nous avons augmenté nos franchisés de 10% cette année. La famille s’agrandit, et donc les responsabilités aussi, et j’en suis des plus heureux. Notre équipe est l’une des plus solide au Canada et nos Franchisés sont des entrepreneurs émirites. »
Par ailleurs, il croit que son produit et son équipe sont le maillon fort de sa motivation. « Notre produit et notre équipe créent beaucoup d’attache à notre client. Les gens peuvent attendre des années avant de se payer un voyage. Tu sais, ce n’est pas comme acheter un réfrigérateur; il n’y a pas d’attache. Nous, dans le voyage, c’est du rêve qu’on vend. Quand tu reviens, tout est dans ta mémoire. Un voyage, ça reste à vie. Nous vendons des émotions et nous devons bien les gérer. Au niveau du franchisage, tu dois faire plaisir à tout le monde, sans aliéner personne, tout en trouvant les meilleures situations pour chacun. Tu ne veux pas niveler par le bas, tu veux niveler par le haut. Tu veux leur démontrer qu’en tant que franchiseur et employeur, c’est de loin ce qu’il y de mieux dans l’industrie du voyage. »
Homme impliqué
Or, son expérience dans l’industrie ne se limite pas qu’au travail à proprement dit. Yves Lalumière s’est également impliqué au sein de l’Association Canadienne des Agences de Voyages (ACTA). En tant que président de l’ACTA Québec pendant trois ans, dans les années 90, il a milité pour plusieurs dossiers chauds, notamment les coupures de commissions dans les lignes aériennes, la bataille dans les taux marchands, ainsi que le dossier continuel de l’Office de la Protection du Consommateur. « J’ai bien aimé l’expérience, ça te fait voir les deux côtés de la médaille puisque les tours-opérateurs faisaient partie intégrante de cette association à cette époque. Je jouais donc un rôle à mi-chemin entre les responsabilités du tour-opérateur et celles du détaillant. » Une époque révolue, le militantisme au nom de l’industrie du voyage ? « C’est une chose que tu dois faire dans ta carrière au profit de la communauté et j’insiste sur le fait que c’est important de le faire.»
Second regard
Cet homme affirmé et assumé affirme ne pas comprendre pourquoi la vie nous mène parfois à nous faire des ennemis. « Il n’y a aucune raison pourquoi tu devrais te faire des ennemis dans la vie. Le business, c’est le business ; et le personnel, c’est le personnel. » Toutefois, dans sa vie de tous les jours, Yves Lalumière possède un ennemi juré : la demi-mesure. Malgré sa personnalité équilibrée, sa tendance à trouver le balan dans les choses, il tend à carburer dans un seul et unique sens, et jusqu’au bout ! Yves Lalumière s’avoue pleinement être un homme de défis, et dans les défis, la demi-mesure se fait rare. « Je suis très centré sur les résultats », avoue-t-il.
Et l’un de ses plus grands défis au quotidien, c’est son rôle au sein de Transat Distribution Canada. « C’est agréable de travailler, collaborer et influencer les différents intervenants. Nous avons un rôle important dans la communauté, mais aussi de dire aux jeunes : « C’est l’fun le voyage, venez travailler dans ce domaine ! C’est gratifiant en expérience. Car ce sont les expériences qui font la vie, et non les dollars. Oui, on ne vend peut-être pas des pilules à 40% de marge, nous travaillons avec des petites marges. Mais c’est un métier qui est drôlement satisfaisant et reconnaissant. Je crois que c’est un bon message à passer car je trouve que les jeunes ont beaucoup de potentiel aujourd’hui, ils ont une grande ouverture d’esprit », explique-t-il avec une ferveur convaincante.
Craint-il de trop consacrer sa vie à sa carrière ? « Non, je n’ai jamais été assez « de carrière » pour tout abandonner au profit du « business » ou de mon cheminement personnel. J’ai toujours été assez balancé entre mes différentes priorités. Pour être capable de partir à 17 ans aux États-Unis pour jouer au baseball, ça prend du ‘guts’. Donc, quelque chose que j’ai toujours été capable de faire, c’est de balancer le risque avec l’opportunité. Toujours trouver une bonne balance dans ce que je fais », confie Yves Lalumière. Et il avoue éteindre son BlackBerry le week-end et le cacher dans un tiroir, c’est déjà ça !
Si sa fructueuse carrière l’a mené là où il a toujours voulu aller, il n’en demeure pas moins que dans une dizaine d’années, Yves Lalumière s’imagine bien loin de sa réalité d’aujourd’hui. « En Europe, en Provence, soit sur une plage ou dans un marché en ayant les mêmes champs d’intérêts qu’aujourd’hui : les voyages, le vin, les amis ». Et sûrement aussi, IPod à l’appui, des airs de Jazz, de musique rétro ; James Taylor, Sting ou Supertramp, peut-être, qui se laisseront fredonner au gré de ses beaux jours…
Décris-moi un peu ta vision du voyage…
Déconnecter avec nos habitudes de vie. Découvrir les cultures différentes, prendre des photos avec beaucoup de couleurs. Les voyages, c’est le parfum des villes, les « moments of truth », les moments magiques. Par exemple, quand tu es en bateau sur le Nil et que tu vois ces magnifiques trésors. Quand tu es en Afrique et que tu prends une photo de deux girafes, ce sont ces moments uniques là où tu te considères vraiment chanceux d’être ici dans le moment présent. Les choses inhabituelles de la vie. Quand tu penses que tu connais tout, en fait tu ne connais rien. Ginette Reno disait ça à la télé l’autre jour : « Tu as besoin de deux vies, une pour apprendre et une autre pour la vivre vraiment. » C’est un peu comme ça le voyage. Autre exemple, trouver quelle était la logique des Égyptiens pour construire ces magnifiques pyramides et pour accomplir ce qu’ils ont fait. Tous les pays possèdent un trésor et ce sont, les gens, c’est d’essayer de les comprendre, c’est l’essence même du voyage..
Ton plus beau souvenir de voyage?
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| Un réel mordu du voyage... | | Une croisière sur le Nil. Débarquer à 5h00 le matin et aller voir ces trésors, pour ensuite en parler pendantdes années. Le deuxième plus beau souvenir serait un safari en Afrique. Le ciel là-bas, c’est l’infini. Les paysages sont tout simplement magnifiques. Tu as l’impression d’être dans le royaume des animaux, alors que c’est toi qui est en cage; eux sont libres. Tu développes une nouvelle approche, une nouvelle vision des choses. « You’re not the King of the World », ce sont eux les maîtres.
Un endroit au monde où tu habiterais?
MooseJaw en Sasketchewan (rires). Mais hors du Canada, ce serait dans les Îles grecques, c’est ma destination favorite. J’adore particulièrement Mykonos, d’abord parce que les gens sont là pour avoir beaucoup de plaisir, mais en même temps, c’est tout aussi calme que bruyant. Tu es également assuré du soleil, donc tu ne te poses pas de question à propos de la température. Tu es un peu laissé à toi-même, tu as l’impression d’être un peu vagabond quand tu es sur les Îles grecques. Le ciel bleu, la blancheur, la dimension « informal & casual » de la place. J’habiterais là !
Tu projettes de partir ailleurs ?
En fait oui, ma compagne veut qu’on déménage en Provence dans quelques années car c’est une passionnée de cette région. J’aime beaucoup la Côte d’Azur. Ce serait des endroits où je pourrais y vivre six mois par année.
Que fais-tu avant de voyager ?
Je serre mes enfants dans mes bras,je les embrasse et je les regarde bien. ;. Donc, si jamais je décède en voyage, j’emporterai cette dernière image avec moi.
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