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| Domingo Montoro | | Dans la tour à bureaux de la rue Peel, Domingo Montoro, le directeur général de Tour East Holidays, m’accueille avec le sourire. En se dirigeant vers son bureau, il prend quelques dossiers et me présente son équipe. Clairement, il est comme un poisson dans l’eau. Et pour cause : cela fait 10 ans qu’il est chez Tour East Holidays et plus de 35 ans qu’il est dans le milieu du voyage!
De Iberia à Tour East
« J’ai commencé chez Tour East en janvier 1999, puis je me suis réveillé un jour, et on était en 2009! » explique t-il. Cela fait 10 ans donc que Domingo Montoro a relevé le défi d’installer des bureaux de Tour East à Montréal. Après avoir passé 25 ans chez Iberia, la compagnie aérienne nationale espagnole, cette opportunité se présentait comme une toute nouvelle voie pour Domingo Montoro.
Quand Iberia a fermé ses bureaux canadiens, Domingo avait 50 ans. « Je ne savais pas trop quoi faire à ce moment… Le problème à cet âge là, c’est qu’on est ni vieux, ni jeune… », explique t-il. Puis, comme le destin sait parfois bien faire les choses, Rita Tsang, pdg et propriétaire de Tour East, l’a appelé de Toronto. « Je ne sais pas comment elle avait eu connaissance de ma situation, mais elle m’a demandé si ça m’intéressait d’ouvrir les bureaux de Tour East Holidays à Montréal, se souvient-il. Son offre m’a surpris car je ne connaissais pas l’Asie. On a parlé et finalement, j’ai accepté! »
Tour East Holidays à Montréal
Et voilà, l’aventure débutait pour Domingo qui s’est procuré les permis pour le Québec, qui a engagé les employés, acheté les ordinateurs, organisé et finalement, ouvert les bureaux. « J’ai fait tout, de A à Z. Nous avons commencé avec trois employés, et nous sommes maintenant 14 », explique t-il souriant.
À travers le monde, Tour East Holidays, c’est 15 bureaux au Canada, un à New-York, un à Chicago, un à Bejing, un à Shanghai et un à Delhi, c’est plus de 80 produits partout en Asie et c’est un chiffre d’affaires de 800 millions annuellement . Domingo parle aussi avec fierté des nouveautés du tour opérateur : la Jordanie depuis cette année, puis l’Israël et l’Égypte pour 2010. Il mentionne aussi le projet, pour l’an prochain, de regrouper tous les produits, donc l’Asie, le Moyen-Orient, l’Espagne, le Portugal, l’Argentine et le Brésil dans une seule et même brochure. « Nous avons évolué, nous voulons que les gens sachent que même si nous sommes spécialisés sur l’Asie, nous offrons une expertise sur d’autres destinations », affirme Domingo Montoro.
Et la fameuse crise économique? « Ce serait de mentir de dire que nous ne sommes pas touchés, explique le directeur général du Québec de Tour East. Nous avons eu une baisse importante cette année au niveau de l’Europe. Mais nous allons quand même bien nous en sortir », assure t-il, confiant.
À travers les hauts et les bas de l’industrie, Domingo Montoro travaille toujours fort pour faire mieux connaître le tour opérateur à travers le Québec. « J’arrive au bureau à 7h45, je prends mes emails, je m’occupe des questions du personnel et des autres dossiers et vers 13h, je quitte le bureau afin de visiter trois ou quatre clients en après-midi. » Au Québec, Tour East ne fait que rarement des présentations de groupes sur ses produits puisque Domingo préfère le contact personnel que lui procurent ses visites dans les agences. Il couvre ainsi le Québec, la région d’ Ottawa et les Maritimes.
Entre avion et automobile…
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| Domingo en Israel, au mois d'avril dernier, sur la mer de Galilée | | Pourtant, rien ne prédestinait Domingo à une carrière dans le milieu du voyage. Excepté peut-être son intérêt pour le monde de l’aviation. « J’ai toujours été fasciné par les avions et par l’atmosphère d’aventure qu’ils dégagent », explique t-il.
Il a fait un bac en commerce à Sir George Williams (Concordia), et c’est par pur hasard, en cherchant un emploi à sa sortie de l’école, qu’il est tombé sur un poste chez Iberia. « Je me suis essayé juste comme ça, et voilà, j’ai commencé le 24 mars 1974. Dans le temps, on travaillait avec un tableau manuel », se remémore t-il en riant.
S’il n’avait pas consacré sa vie professionnelle à l’industrie du voyage, Domingo Montoro se serait bien imaginé travailler dans le milieu de l’automobile de fine pointe « J’aime beaucoup les belles voitures et la mécanique et je me serais vu travailler chez BMW par exemple », avoue t-il.
À la découverte du monde
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| À Pétra, en Jordanie | | Domingo est né en Espagne, pays que sa famille et lui ont quitté quand il avait neuf ans, pour venir s’installer au Québec. Il est arrivé autour de 1960 et a été élevé en anglais. « D’où mon terrible accent », précise t-il dans un très bon français.
Il fait d’ailleurs encore beaucoup de voyages en Espagne. Et quand il parle de la propriété de vacances qu’il possède dans son pays d’origine, ses yeux brillent. « J’y vais une fois par année, pour me vider le cerveau. »
Entre le Canada et l’Espagne, Domingo a beaucoup voyagé. Surtout à partir de 1976, pour le travail. Au début, il visite surtout l’Espagne et le Mexique puis, l’Amérique du Sud. Plus récemment, pendant ses premières années chez Tour East, il a découvert plusieurs pays de l’Asie. Et en avril dernier, il a accompagné l’éducotour de Tour East en Israël et en Jordanie.
A-t-il un coup de cœur? Cela lui semble impossible de choisir, alors pas un, mais plusieurs coups de coeur… Entre autres, la Chine, l’Égypte, l’Israël, la Jordanie et l’Argentine, tout particulièrement, les chutes d’Iguazu. Et bien sûr, il ne faut pas oublier l’Espagne!
Domingo, il est plutôt du type « voyage sans arrêt », comme il le dit. « La plage, je la trouve ennuyante. Je n’aime pas être plus que deux ou trois jours au même endroit, excepté si c’est une ville importante. Ce que j’aime faire quand je suis en voyage, c’est louer une voiture, rouler et partir à l’aventure! »
La vie sans le travail
Quand on le questionne sur ses passions en dehors du travail Domingo réfléchit… « Parfois, je me dis que je devrais peut-être moins travailler. Afin de garder plus de temps pour avoir des passe-temps… Tout ce que je peux dire, c’est qu’à ma pension, j’aimerais apprendre le piano. C’est tellement beau, le piano! »
Par contre, l’apprentissage de la musique ne sera pas pour tout de suite puisque Domingo ne voit pas sa retraite dans un avenir proche. « Je ne suis pas encore si vieux! Ou peut-être devrais-je dire ‘’je ne me sens pas encore si vieux!’’ De toute façon, je crois que quand a un métier intéressant, il faut s’arrêter graduellement. Peut-être que je ne serai jamais capable d’arrêter complètement de travailler… »
Finalement, comme un secret bien gardé, Domingo parle de ses deux filles de 33 ans, Nancy et Nadia. L’une vit à Bruxelles et l’autre travaille dans le domaine de la médecine ici, au Québec. Domingo est marié depuis 37 ans, et a deux petits enfants de trois ans et un an et demi. Ils sont à Bruxelles, mais sont souvent de passage au Québec, pour venir visiter la famille. Déjà, le profil de futurs globe-trotters, non?
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