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Colette Girard est vice-présidente ventes et marketing chez Jolivac | | Colette Girard, le voyage, elle a ça dans le sang. Pas étonnant quand on sait qu’elle a toujours aimé découvrir ce qui l’entoure. La planète fait donc partie de ce qu’elle aime parcourir, comprendre et partager. Deux heures passées dans les bureaux de Jolivac suffisent pour comprendre que Colette Girard est une curieuse insatiable et une femme positive et passionnée qui tisse sa vie de mille et un bonheurs.
Une carrière claire
« Avant même d’entrer à l’ITHQ (Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec) en tourisme, je connaissais bien la mappemonde », se souvient-elle. Celle qui œuvre dans l’industrie depuis 25 ans savait que, dès ses 17 ans, c’était dans le monde du voyage qu’elle voulait travailler.
Après ses études, elle fait ses premières armes chez Touram (Vacances Air Canada). Elle y travaille aux réservations, puis aux opérations pendant quelques années.
Elle passe ensuite chez Aviatours (qui n’est pas celui que l’on connait aujourd’hui), mais quand l’endroit ferme ses portes, Colette perd son emploi.
Puis, elle travaille chez Nationair pendant six mois avant que la compagnie ferme aussi ses portes.
Colette est ensuite embauchée chez Vacances Transat où elle occupera le poste de directrice des ventes entre 1993 et 1996, jusqu’à ce qu’elle décide de partir d’elle-même afin de travailler chez Discover the world marketing, un GSA (General Sales Agent) qui représente des compagnies aériennes et des hôtels. « J’ai beaucoup aimé cet emploi. Je travaillais de la maison. Je représentais la compagnie au Québec et je devais développer le marché. J’ai acquis plusieurs nouvelles connaissances en ce qui a trait aux lignes aériennes régulières ainsi que du côté corporatif. Par rapport au marché du loisir, c’est un autre monde! C’était très stimulant », se souvient-elle.
Après un peu plus de deux ans, elle est approchée par Intair Transit où elle devient directrice des ventes. « J’ai adoré mon expérience, jusqu’à ce que le 11 septembre 2001 arrive et que l’industrie touristique soit durement touchée. Ce n’était facile pour personne », se souvient-elle.
Elle choisit donc ce moment pour essayer autre chose, plutôt axé vers le marketing. « Je songeais depuis quelques temps à me lancer à mon compte ». Mais selon elle, la période « après 11 septembre » n’était peut-être pas idéale. « J’ai eu quelques petits contrats, dont certains de Jolivac », explique-t-elle. Puis, les contrats de Jolivac sont devenus de plus en plus présents, jusqu’à ce qu’elle soit finalement engagée par la compagnie. « Cela fait maintenant sept ans que je suis ici et j’aime beaucoup, parce que la boîte évolue, et que j’évolue avec elle».
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| Colette, dans les nouveaux bureaux de Jolivac, dans le quartier Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grace | |
Après cette rétrospective de sa carrière, Colette avoue : « Je suis intellectuellement très curieuse et j’aime les challenges… ». Ambitieuse donc, Colette Girard.
Regard sur l’industrie
D’ailleurs, en parlant de défis, Colette croit que les travailleurs de l’industrie se trouvent en face d’un défi de taille. « En ce moment, ce qui nous challenge le plus, c’est l’industrie elle-même, dit-elle. Il faut travailler encore plus fort que d’habitude et s’adapter aux nouvelles donnes du marché ultra rapidement ». Tout de même, elle affirme voir 2010 de façon positive pour Jolivac. « Nous sommes une boîte de grandeur modeste, mais nous sommes une boîte qui roule bien », explique-t-elle.
Chez Jolivac, on compte une douzaine d’employés, en plus des quelques accompagnateurs de voyages.
Colette parle avec fierté du grossiste pour lequel elle travaille depuis plusieurs années maintenant. Selon elle, le fait que Jolivac soit fait d’une petite équipe présente bien des avantages. « Nous sommes réputés pour le service ; les gens travaillent ici depuis longtemps alors ils savent de quoi il est question. Et nous avons le souci du détail. Nous pouvons nous le permettre, puisque nous sommes peu nombreux et que nous pouvons nous adapter facilement. » Elle croit aussi que le fait que l’équipe soit petite permette aux employés d’avoir une vision globale des situations plutôt que de se voir limités à une tâche unique qui ne permet pas de comprendre ce qui se passe dans les autres départements. Cet avantage assure selon elle une meilleure maîtrise des produits.
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| Colette et une partie de l'équipe de Jolivac, en 2008 | |
Les tâches variées de Colette sont d’ailleurs représentatives de cette « vue d’ensemble » offerte chez Jolivac. « Je m’occupe de tout ce qui concerne la mise en marché et la vente : les lancements de produit, les présentations de groupes et la production des brochures. » Pendant quelques semaines chaque année, elle fait aussi le tour du Québec afin de faire des présentations et de rencontrer les clients. Sans oublier l’accompagnement à destination de quelques famtours. « Mon emploi n’est vraiment pas routinier et c’est pourquoi je l’adore ! Je déteste la routine… elle m’endort ! »
Du nord au sud, de l’est à l’ouest
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| Au Portugal, avec sa guide | | C’est sûrement aussi pour se tenir loin de la routine que Colette Girard aime découvrir et explorer de nouvelles contrées. « Le type voyages tout inclus, ça ne me rejoint pas, ce n’est pas moi. Ce qui m’allume, ce sont les voyages de découverte », explique-t-elle.
« L’Autriche, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal, la Tunisie, le Maroc, l’Égypte, le Pérou, l’Argentine, le Brésil, la France, la Belgique, Bali, la Jordanie, le Liban… » Colette a beaucoup voyagé et a visité pas mal tout ce qui est dans la brochure de Jolivac. « Je suis allée à certains endroits plusieurs fois et j’aimerais retourner dans certains pays juste pour y vivre une expérience précise, pour faire une activité que je n’avais pas fait lors d’une première visite, pour voir le lever du soleil d’un endroit particulier… » Une passionnée, disions-nous…
Ses plus beaux souvenirs de voyages ? Le choix est difficile, elle est songeuse, … « Le Liban, la Syrie et la Jordanie. J’ai adoré! L’Amérique du Sud aussi : le Pérou, l’Argentine et le Brésil jusqu’à la Terre de Feu. Ca m’a vraiment branchée ! Et finalement, mes voyages de snowboard dans les Alpes » Ses yeux brillent, elle s’anime. « J’adore ce type de voyages en montagne ! »
Quand le temps le permet…
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| Colette à sa montagne préférée, le Mont Tremblant | | En dehors des voyages, c’est le sport qui occupe surtout Colette Girard. « Je m’entraîne et je fais du sport depuis toujours. J’ai essayé le judo, le tai chi, le handball, le volleyball, le ski, le snowboard, l’escalade… » Le sac de sport qui attend la fin de la journée sur une chaise dans son bureau témoigne de l’importance que prend l’entraînement dans sa vie. Et quand le temps le lui permet, elle aime beaucoup se retrouver en nature pour faire de la randonnée.
La lecture, des romans historiques surtout, la musique et la cuisine : « Je suis pas pire, mais je manque de temps », occupent aussi la vie de Colette.
Cette native de Montréal qui y vit toujours adore sa ville. « Je suis très sociable et je sors beaucoup. J’aime découvrir de nouveaux endroits. Disons que j’ai mis beaucoup d’argent dans les restaurants de Montréal ! », avoue-t-elle en riant.
Mille bonheurs donc.
Et le dernier, mais non le moindre, sa famille, qu’elle a tatouée sur le cœur. « Mes deux grands enfants, mon frère et ma sœur (mes parents sont décédés), ce sont les gens les plus importants dans ma vie. Sans oublier mes amis qui ont une grande place dans mon cœur et mon quotidien ! ».
Le compte y est : mille et un.
Bonne année 2010!
Bien que Colette dise prendre des décisions plutôt que des résolutions à chaque début d’année, elle s’est prêtée au jeu de ExpressVoyage.ca. Si on parlait résolutions…
- Y’a-t-il une mauvaise habitude dont tu voudrais te départir en 2010? Quand j’y pense…pas vraiment. Je ne fume pas, je mange bien et je fais du sport. Mon rythme de vie me convient. - Si tu pouvais cette année prendre plus de temps pour toi, que ferais-tu? Je ferais plus de sport et surtout, j’irais plus souvent à la montagne (sa préférée, le Mont Tremblant). Ah, et aussi, je voyagerais plus. Mon idéal serait de partir deux à trois semaines à chaque trois mois. J’aimerais aussi faire plus de voyages avec mes enfants, mais ils ont leur vie à ces âges et c’est plus compliqué. - Si tu décidais cette année de visiter un nouveau pays, lequel choisirais-tu? La Scandinavie, parce que j’aime le froid - Quel livre prévois-tu lire cette année? Une série historique : La Trilogie Berlinoise. - Un nouveau sport que tu aimerais essayer? J’aimerais beaucoup faire un trekking dans une montagne qui offre un bon défi sportif.
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