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27 janvier 2010

Robert Turcotte, un entrepreneur né
Rencontre avec le président de Voyages Hone
Anne-Marie Santos

Robert Turcotte
On rencontre parfois certaines personnes qui, pour une raison qu’on ignore, suscitent notre admiration. Que ce soit pour leur expérience de vie, leur philosophie ou leurs accomplissements personnels ou professionnels. Robert Turcotte en fait certainement partie. Celui qui a toujours eu une passion innée pour les voyages nous raconte comment, en ayant une âme d’entrepreneur, il a fini par concilier deux réelles passions qui lui sont aujourd’hui intrinsèques. Or, sa vision et ses objectifs vont bien au-delà de la simple acquisition d’agences de voyages. Rencontre avec le président de Voyages Hone.

Lorsque je le rencontre, Robert Turcotte a mille et un projets dans sa tête. J’arrive à la succursale Voyages Hones du Palais des Congrès à Montréal. Ils viennent de déménager de local. Entre papiers ici et là, boîtes empilées et des obligations plein la tête, il trouve néanmoins un petit moment pour se livrer à ExpressVoyage.ca, comme un moment pour se remettre en perspective entre le passé et le futur.

Né pour le monde des affaires

D’autant qu’il se souvienne, Robert Turcotte n’a jamais connu la réalité de la majorité de la population active : attendre un chèque de paie. Fort de ses habilités d’entrepreneur, il forge ses débuts de carrières dans le monde de la finance, souvent « à contrat et axé sur les résultats », précise-t-il. En l’écoutant, je constate que le dénominateur commun des gens qui réussissent à vivre la vie dont ils ont toujours rêvé, c’est la persévérance et la volonté. Lorsqu'on lui demande de se résumer sa vie en une phrase, il ne bronche pas : « L’homme qui a toujours fait ce qu’il a voulu ! ».

Robert à son agence au Palais des Congrès de Montréal

Il admire les grands businessmen, parmi les Warren Buffett, les Larry Page et Sergey Brin, cofondateurs de Google et Bill Gates de ce monde. Si d’une part, ces hommes ont su tirer leur épingle du jeu et se monter une coquette fortune, d’autre part, Robert Turcotte croit que leur pouvoir va bien au-delà de la valeur de l’argent. « Malgré leurs richesses, ils mènent des vies simples. Ils ont le pouvoir de changer les choses, contrairement aux politiciens. Un homme d’affaires qui a fait fortune et qui a des bonnes intentions peut, de son propre gré, poser des gestes pour aider les autres. Il n’a pas à demander la permission, il le fait », souligne celui qui s’est d’ailleurs tissé une place sur la scène politique québécoise en participant à création du parti Réforme Québec, à l’époque du Rapport Dallaire.

Un homme impliqué

« Je suis un passionné » - Robert Turcotte
Son implication politique ne me surprend guère, car on retrouve des messages du type « faire avancer les choses » un peu partout dans son discours. Ce n’est pas dû au hasard non plus qu’on le retrouve à la présidence du Conseil régional de l’ACTA au Québec. Une responsabilité totalement bénévole, à laquelle il se voue afin de faire évoluer l’industrie du voyage au Québec.

« Je suis un passionné et selon ma vision, il y a plusieurs choses qui ne fonctionnent pas bien dans l’industrie. C’est par l’ACTA qu’on va pouvoir arriver à changer les chose : mieux encadrer le marché et le rendre plus conforme à notre réalité d’aujourd’hui », explique-t-il pour valider le bien-fondé de son implication. Et la reconnaissance professionnelle, il y croit mordicus.

Ici et partout à la fois

Robert Turcotte est aussi un développeur né, un touche-à-tout stimulé par une myriade d'idées bouillonnantes. Pour le ralentir, il s’imprègne de sa propre conception de ce qu’est un pionnier : « Quelqu’un que tu vois couché à l’horizontal avec une flèche dans le dos ». « Un pionnier risque de manger les coups, il défriche, il ne sait pas vers quoi il s’aventure, il peut frapper des murs. J’essaie de me répéter cette phrase-là pour me ralentir parfois », avoue-t-il. Ce n’est donc pas sa phrase de motivation, mais bien sa phrase de décélération. Original !

En Turquie
Son prochain projet ? Poursuivre sa nouvelle vocation de franchiseur d’agences au Québec. Mais aussi un projet immobilier unique en son genre, un domaine qu’il connaît pour y avoir jadis beaucoup investi. « Mon prochain projet important, sera de développer un petit village. Un projet qui impliquerait de faire un développement immobilier, mais avec des infrastructures récréatives qui t’appartiennent aussi (court de tennis, salle de réception commune, salle de jeux, piscine, gym, jardins à cultiver, peut-être même une écurie. Un projet qui verrait sans doute le jour dans les Laurentides et dans Lanaudière », aborde-t-il avec la conviction que le projet se réalisera un jour. « J’y pense depuis que je suis tout petit… », assure-t-il.

Ne voulant pas s’éparpiller dans un éventail de projets à la fois, Robert Turcotte dit croire « à l’Univers ». « On projette et ça arrive. Un jour, le timing va se présenter : je vais trouver la terre que je veux, ça va cliquer et c’est comme ça que ça va démarrer. Par contre, je ne suis pas ‘innocent’ en croyant que je vais y penser et que ça va arriver tout seul. Un jour, dans ma démarche, je vais le sentir, ça va arriver et je vais foncer. »

Question d’illustrer son propos, et de faire sourire les cœurs d’enfants, Robert nous suggère une analogie. « C’est l’histoire de deux petites souris : une qui est spirituelle et l’autre qui est athée. Les deux tombent dans une chaudière de lait à moitié pleine. La première se met à nager, en pensant qu’il n’y a rien à faire. Elle se laisse aller et elle se noie. L’autre souris, qui croit qu’il y a une meilleure fin que de mourir dans une chaudière de lait, se dit qu’il y a quelque chose à faire. Elle se démène donc au point où elle en perd connaissance. Puis, en se réveillant, elle réalise qu’elle se trouve sur une motte de beurre qu’elle a réussi à baratter. Elle finit donc par sortir de la chaudière. [Il commente] : Les choses n’arrivent pas toutes seules. Il faut que tu y crois et que tu fonces. C’est ma vie, c’est Robert. »

Robert et le voyage

Aux Bermudes
On s’en doute, c’est sous une approche d’investissement que Robert Turcotte s’est immiscé dans le domaine du voyage, ce qui l’a amené à faire l’acquisition officielle de Voyages (Vincent) Hone en 1997. Il avoue avoir d’abord été tenté par les avantages que lui procurait l’industrie : la possibilité de voyager à travers le monde.

Enfant, il rêvait de voir le monde. Dès qu’il a atteint la majorité, son intention était claire : parcourir l’Europe. C’est sur un coup de tête, sans guide ni itinéraire, qu’il s’est lancé à la découverte de l’Italie, la France et la Suisse avec un acolyte. Le coup de foudre a été immédiat. Depuis, hormis l’Océanie, il a touché à tous les continents. Son coup de cœur : la France, encore et toujours. La Turquie aussi, qu’il a eu la chance de découvrir en voyage de familiarisation, un concept qu’il admet adorer pour les échanges que ce type de voyage occasionne. « Ça me permet aussi de rassurer mes clients qui hésitent à faire des voyages organisés en groupe et de leur parler de mon expérience », dit-il.

Sur sa « Bucket list » -ou la liste des choses à faire avant de mourir-, on y retrouve un safari au Kenya, un luxe qui le fait brûler d’envie.

Père de deux enfants, beau-père de trois autres, patriarche de quatre agences, franchiseur, développeur, entrepreneur… sans oublier président du Conseil régional de l’ACTA, on peut se demander où Robert Turcotte puise son énergie. « Chantal, qui est devenue ma femme en 2007, m'appuie énormément et est impliquée à 100% avec moi, mais aussi dans Voyage Hone », explique-t-il.

Si sa vie est un projet en soi, Robert ne manque pas la chance d’ajouter une nouvelle corde à son arc. Une question de persévérance et de volonté, sans doute…

Robert devant son agence au Palais des Congrès de Montréal


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