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| Nadine Droulans | | « J’ai choisi le tourisme à cause de ma piqûre pour la liberté plus que pour l’esprit du voyage », explique d’emblée Nadine Droulans, rencontrée dans un restaurant du centre-ville. Avec cette affirmation, la chargée de mission pour l’Office de promotion du tourisme Wallonie Bruxelles au Québec fait une nette distinction entre le voyage traditionnel et l’intégration dans un autre pays, ce qu’elle privilégie. Voilà qui est dit et qui donne le ton à la conversation qui sera colorée, charmante et teintée de la sensibilité de Nadine Droulans.
Pour Nadine donc, le voyage est une aventure de longue haleine plutôt qu’une course contre la montre pour tout voir. « J’ai toujours eu le désir de découvrir d’autres cultures, de connaître d’autres langues et de m’intégrer dans d’autres sociétés ». D’ailleurs, celle qui a « une très forte envie de communiquer » et qui parle français, espagnol, anglais, allemand et flamant a toujours voyagé selon sa propre définition, en s’installant et en prenant tout son temps…
Une globe trotteuse sédentaire
Dès sa naissance et jusqu’à 16 ans, Nadine et sa famille vivent en Afrique, au Zaïre, où son père travaille. De retour en Belgique, Nadine étudie en tourisme, déjà, un domaine qui l’attire. Mais au sortir de ses études, elle se retrouve à travailler en dermatologie dans un hôpital, emploi qu’elle n’apprécie pas. Elle se dirige donc vers l’hôtellerie, où elle s’implique pendant quelques temps, avant de refaire ses valises et de partir en direction de l’Espagne pour travailler en immobilier. Elle est restée sept ans à Barcelone et aujourd’hui, elle se remémore avec le sourire cette période de sa vie qu’elle a beaucoup aimée.
À travers tous ses projets, Nadine a toujours vécu au présent. « Tant que ça me plait, je reste, sans me poser de question sur l’avenir, dit-elle, mais dès que je trouve que la situation devient un peu ennuyante, je vais ailleurs. J’aime essayer de nouvelles choses! »
Après l’Espagne, de retour en Belgique, elle se dirige vers un tout autre domaine : l’informatique. « J’avais le goût de retourner aux études et d’apprendre quelque chose de nouveau. » Mais elle n’a finalement jamais travaillé dans le milieu, avoue t-elle en riant.
Elle est ensuite employée chez un tour opérateur en Belgique : Canada Consult Travel, qui vend le Canada et tout particulièrement le Québec aux Belges. « C’est là que j’ai eu mes premiers contacts avec le Canada », se souvient-elle. Et comme la vie le fait parfois, elle réservait, avec cet emploi, une surprise à Nadine. « Je suis venue faire un voyage d’étude au pays pour la compagnie et c’est là que j’ai rencontré mon mari, un Québécois. » Il y a 12 ans de cela.
Un peu de Belgique au Québec
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| Dans l'Atomium de Bruxelles | | Quand on voit Nadine promouvoir son pays auprès des Québécois, entretenir les contacts avec les médias et développer différents thèmes pour faire découvrir la Belgique, on a vite fait de constater qu’elle occupe ce poste de chargée de mission avec une aisance toute naturelle. Pourtant, c’est un drôle de hasard qui l’a mené là. « Pour ce poste, c’est quelqu’un qui a donné mon nom… Et quand la délégation m’a appelé pour une entrevue, je croyais que c’était pour faire du bénévolat! Quand on m’a proposé d’ouvrir le bureau du Québec, j’ai réalisé qu’on m’offrait l’emploi dont je rêvais! J’avais toute la liberté de vendre mon pays de la façon dont je le voulais. Et j’avais carte blanche parce que je commençais à zéro! », explique t-elle en paraissant encore étonnée de cette belle opportunité faite sur mesure pour la femme avide de liberté qu’elle est.
En 2000, on ouvre donc à Québec un bureau de promotion touristique pour la région Wallonie Bruxelles dont Nadine est la responsable. « Je me suis installée dans le nouveau bureau comme si je m’installais chez moi. Tout le gratin de Québec était invité à la conférence de presse d’ouverture… On m’a fait confiance et ça ne m’a que donné envie d’être digne de cette confiance », assure t-elle.
Évidemment, tout n’est pas toujours rose. Et au cours de la dernière décennie, Nadine se souvient de la faillite de Sabena, la compagnie aérienne nationale de Belgique, du 11 septembre 2001, du SRAS… Tous des événements qui ont faire reculer le tourisme, selon elle et qui lui rappellent qu’il ne faut jamais rien prendre pour acquis. « Il faut toujours travailler fort! J’ai parfois l’impression de monter des escaliers en courant… Mais j’adore cet emploi! »
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| Nadine, lors de rencontres et repas d'affaires, autant à Montréal qu'en Belgique | |
Au quotidien, Nadine partage son temps entre Québec et Montréal et assume seule la plupart des tâches : faire parvenir les brochures aux agences, faire connaître les produits aux agents, répondre aux différentes demandes, préparer et parfois accompagner les voyages de presse et les éducotours, se rendre dans les salons, s’occuper de la publicité, décider de l’image à donner à la destination en l’adaptant à la clientèle et développer différents thèmes afin de promouvoir la région de Wallonie Bruxelles au Québec. Elle travaille donc auprès des agents, mais aussi auprès des voyageurs québécois en général. Finalement, elle résume le tout en expliquant qu’elle doit être au Québec « ambassadrice de son pays…en quelque sorte, une fenêtre sur la destination ».
Et malgré cet emploi du temps occupé, Nadine trouve depuis quelques mois le temps de suivre des cours de marketing à l’Université Laval. Pour le simple plaisir d’apprendre…
Quand le temps le permet…
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Nadine est très fière de son fils, Dillen | | « Dans la vie, je n’ai pas de véritables passions », assure Nadine quand on lui parle de sa vie personnelle. Elle réfléchit quelques instants, puis se met à parler avec animation de son fils, maintenant un jeune adulte, dont elle est très fière.
Et après quelques secondes, elle ajoute : « En été, j’aime beaucoup le jardinage et le vélo. Et cet hiver, mon mari et moi avons découvert la raquette. J’adore! Ca permet d’explorer, ça procure un contact avec la nature et un grand sentiment de liberté! » Encore cette fameuse liberté…
« Quand j’ai le temps, j’adore aussi cuisiner, ajoute t-elle avec enthousiasme. Surtout pour les autres, parce que ça devient alors un acte d’amour et de partage. » Elle aime surtout la cuisine créative et internationale parce qu’elle peut ainsi voyager à travers la gastronomie. « Finalement, je suis un peu casanière et cuisiner me fait voyager en restant chez moi », ajoute t-elle, un brin espiègle.
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Nadine a dans le passé eu une grande passion pour les chevaux | | En lien avec la cuisine et l’art de la table, Nadine est aussi très intéressée par la faïence. « Je collectionne des pièces françaises et belges de marques connues. Quand je veux me faire plaisir, j’achète une belle pièce », avoue t-elle.
Tout à coup, comme une image revenue du passé, Nadine mentionne son ancienne grande passion, celle pour les chevaux. Mais attention, elle précise; elle aimait l’animal pour lui-même pas pour l’équitation, c’est différent. « J’ai déjà eu deux beaux chevaux, des pur sang espagnol! Mais ça prenait trop de temps et j’ai dû m’en départir. » Est-ce qu’elle pense y revenir un jour? «Peut-être…»
Sans passions Nadine Droulans? Il est permis d’en douter!
Des voyages…chez-soi
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| Nadine a découvert cette année la raquette | | Quand on lui parle de voyages, Nadine répète que ce qu’elle préfère, c’est de vivre ailleurs, de partir plusieurs mois pour bien comprendre la culture et pour s’en imprégner. Elle assure donc ne jamais ressentir le besoin de partir pour des voyages courts. « J’ai appris à faire du ski alpin en Bulgarie et ensuite en France, j’aime bien aller à New York, mais en dehors de ça, je n’ai pas beaucoup voyagé. » Son temps et son cœur, elle les partage plutôt entre la Belgique, où elle adore se rendre une fois pas année, et le Québec. « Je sens que je n’ai pas fini de découvrir le Québec et qu’il me reste encore plusieurs beaux endroits à voir. J’aime les Québécois et leur capacité d’émerveillement. Ils ont une telle joie de vivre qu’ils semblent parfois être encore des enfants. C’est magnifique! » dit Nadine pour expliquer son grand attachement à sa province d’adoption.
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À une femme qui a vécu dans plusieurs pays, et qui s’occupe de promouvoir la Belgique au Québec, questions-quiz sur sa façon de découvrir le monde.
En voyage, es-tu plus…
-Ville ou campagne? Campagne. -Plage ou découvertes? Découvertes, sans aucun doute. -Sports ou musées? Sports. Pour moi, le sport, c’est comme la vie, il faut mettre des efforts pour ensuite mieux apprécier la récompense. -Vin ou bière? Les deux, mais pas dans la même soirée! -Pour la découverte à pied ou en voiture? À pied, c’est à mon avis la meilleure façon de découvrir un endroit. -Pour la stabilité ou le mouvement? Pour moi, la stabilité est un mauvais terme. Contrairement à ce que certains pensent, en voyage comme dans la vie, je crois que le mouvement est le signe d’une recherche de bien-être et de réalisation. Moi, je crois que j’ai trouvé le bon endroit et c’est pourquoi je plante mes racines pour la première fois. |