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Veuillez prendre note que les portraits sont immuables après la parution initiale.
Des changements dans le parcours professionnel de ces personnalités peuvent avoir lieu.
« Nous sommes très contents d’avoir gagné. Je pense qu’on est le réseau de l’année car on
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| Sylvain Lastère | a emmené beaucoup de nouvelles choses » s’exclame Sylvain Lastère lorsqu’il apprend qu’il a gagné le prix PERSONNALITÉ DE L’ANNÉE 2004 et que l’entreprise dont il est le Président, le groupe Atrium, a remporté le prix « Regroupement ou la chaîne de l’année 2004 » lors du concours « Les mentions d’honneur 2004 » organisé par Logimonde.
Pour en arriver là, Sylvain Lastère a redoublé d’efforts. A 18 ans, il s’engage dans les forces armées canadiennes et complète un bac en histoire et sciences politiques à Concordia en même temps. Pilote pour l’armée, il fera son chemin de croix et déménagera au gré des demandes de son employeur. Pendant qu’il est dans les forces armées, il travaille à temps partiel au service à la clientèle d’Air Canada. « Pendant cinq ans, j’ai travaillé à temps plein pour l’armée et à temps partiel à Air Canada. Je partais de la base de plein air de St-Hubert et j’allais à l’édifice de la Sun Life pour continuer à travailler toute la soirée » confie ce dernier. Il fait cela pendant les cinq dernières années de son engagement dans l’armée canadienne, qui a duré en tout 12 ans. « J’ai fini par laisser l’armée car j’avais besoin de plus de stabilité. J’ai gardé mon emploi à Air Canada et j’ai fait un changement de carrière » explique-t-il.
Âgé de 29 ans, il part sa compagnie : « Voyages Vasco ». « Au début nous ne regroupions que quatre agences de voyages. » explique-t-il. Quel créneau a-t-il cherché à occuper en partant cette compagnie? « Avant de partir voyages Vasco j’ai fait le tour des franchises. Je trouvais que c’était cher, qu’il n’y en avait pas beaucoup et que pour le prix- ça pouvait facilement coûter 20,000$ pour une franchise, ils ne nous offraient pas grand-chose. Il n’y avait pas de programme de formation, pas de structure, pas de vision d’avenir pour leurs franchisés. On s’est dit : nous sommes capables de faire aussi bien que cela! » Il poursuit du même ton : « on a parti la compagnie sur une table de cuisine et on a trouvé comme nom le nom d’un Portugais qui a découvert les Indes. »
Il installe son équipe dans un local à St-Dorothée et commence à négocier avec les grossistes, qui, confie-t-il, ne les prenaient pas au sérieux au début. « Notre but c’était de ne pas coûter trop cher et de donner des services aux agences de voyages. En se regroupant, on se donnait la possibilité de négocier plus facilement avec l’industrie. »
« Au début c’était des petites agences qui nous achetaient des franchises. On leur disait : on va vous donner la formation, on va vous aider avec votre publicité, plus on va être de monde plus on va pouvoir négocier. Nos services étaient abordables. »
Il conclut : « Une dizaine d’années plus tard, Atrium est le deuxième plus gros réseau du Québec-134 agences font partie de notre regroupement- nous sommes aussi en Ontario et notre chiffre d’affaire se situe autour des 250 millions de dollars ». Selon Sylvain Lastère, les points fort d’Atrium sont en plus des franchises dans deux formules différentes, d’offrir à ses franchisés et aux agents des cours de formation dans le domaine du voyage.
Il ajoute aussi que le système de réservation « Constellation », qu’il offre à ses membres est à la fine pointe de la technologie. La compagnie offre presque gratuitement aux agences de voyage qui font partie de son réseau de leur créer un site internet et leur offre de la réservation en ligne à travers ces sites. « On est toujours en train de développer des nouvelles technologies dans le domaine du voyage » ajoute l’homme d’affaires de 39 ans, marié et père de deux enfants.
Son analyse du domaine du voyage
Quel est le point de vue de Sylvain Lastère sur le domaine du voyage? « En dix ans, les choses ont beaucoup évolué » répond ce dernier. « Aujourd’hui, les choses vont beaucoup plus vite qu’il y a dix ans. Tout est plus rapide, les gens utilisent plus l’internet. » En terme de clientèle, les choses ont-elles évolué? « Les clients sont plus informés, ils magasinent plus et c’est plus difficile de s’en tirer en leur jetant de la poudre aux yeux! » s’exclame-t-il. Il ajoute : « ils savent ce qu’ils veulent et quand ils nous appellent, il sont souvent déjà au courant de ce que la concurrence offre, ils ont fait de la recherche sur internet et sont déjà informés. »
Vers où s’en va le marché ?
« L’avenir est à l’internet. Les agences doivent composer avec ça. Les consommateurs vont réserver directement sur les sites des transporteurs aériens par exemple. C’est une clientèle que l’on a en moins. L’internet a aussi changé les méthodes de travail» explique Sylvain Lastère. Comment le monde du voyage peut-il s’adapter à ces transformations? « Concrètement, ça veut dire que si les agents de voyage veulent se maintenir, ils devront rester à la fine pointe de la technologie, faire de la formation continue. Les agents devront être plus formés qu’auparavant, il va falloir plus de structure, une méthode de travail différente, plus performante. L’agent de voyage deviendra un spécialiste. »
Comment l’industrie devra-t-elle s’adapter?
« Il va falloir trouver des alternatives, des nouveaux créneaux, des nouvelles niches, inventer, être imaginatif, ne pas prendre ce qui est offert par les grossistes « tout cuit dans le bec », séduire les consommateurs avec de nouvelles idées, de nouveau forfaits. Nous n’aurons pas le choix, le marché est trop compétitif, il faut se démarquer » conclut l’homme d’affaires.
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