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Vendredi, 6 juin 2014

Dordogne-Périgord : du silex et des os pour appâter les Québécois
André Désiront
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Olivier Perret, chef exécutif du restaurant Le Renoir du Sofitel de Montréal, Armelle Tardy-Joubert, directrice d’Atout France pour le Canada, Alain Gardilliou chef au restaurant Le Moulin du Roc à Champagne de Belair, près de Brantôme, Jean-Fred Drouin, président du Comité départemental du tourisme Dordogne-Périgord et  Roland Del Monte, chef pâtissier
Jean-Fred Drouin, président du Comité départemental du tourisme Dordogne-Périgord
Jean-Fred Drouin, président du Comité départemental du tourisme Dordogne-Périgord

«Nous sommes venus vous voir : à vous maintenant de venir chez nous!», lançait Jean-Fred Drouin, président du Comité départemental du tourisme Dordogne-Périgord, aux agents de voyages conviés, le 5 juin, à une présentation des principaux attraits touristiques de la Dordogne, le département qui recouvre, en gros, le territoire de l’ancien comté du Périgord. Il a bien sûr été question de «Lascaux 3», l’exposition sur les fresques de la grotte de Lascaux, présentée au Centre des Sciences de Montréal jusqu’à la mi-septembre.

Une délégation composée d’une douzaine d’intervenants du secteur du tourisme et de l’agroalimentaire du département de la Dordogne prenait prétexte de cette exposition mettant en vedette des fresques peintes voici 18 000 ans pour venir faire la promotion de leur département au Québec. «Nous nous servons de cette exposition itinérante pour vous montrer la richesse de nos territoires», expliquait Jean-Fred Drouin. «C’est un pari risqué, parce que la préhistoire, cela évoque du silex, des os, beaucoup d’hypothèses et quelques lignes dans les livres d’histoire. Mais ce n’est pas un hasard, si les hommes et les femmes de la préhistoire se sont installés en Dordogne, voici 450 000 ans.» De là à prétendre qu’eux aussi  ont été séduits par les attraits touristiques de la région, il n’y a qu’un pas que le président du Comité du départemental du tourisme franchit allègrement.

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L’exposition itinérante La Grotte de Lascaux : Chefs-d'oeuvre de la préhistoire est constituée de cinq panneaux importants. Elle fait étape au Centre des Sciences de Montréal jusqu'au 14 septembre après avoir été présentée à Chicago, puis Houston.

La grotte de Lascaux, dont les fresques constituent un témoignage exceptionnel de l’activité artistique de la préhistoire,  été découverte, en 1940, dans la vallée de la Vézère qui est, avec celle de la Dordogne, un des deux principaux cours d’eau du département. Depuis, la grotte a été fermée au public pour éviter les dégradations et une réplique fidèle – Lascaux II - a été aménagée à quelques centaines de mètres pour permettre au public de découvrir un des aspects les moins connus de «ces hommes et ces femmes de Cro-Magnon qui n’étaient pas que des chasseurs et des pêcheurs», comme le souligne André Barbé, directeur général de Semitour, l’organisme qui gère quelques uns des principaux sites culturels du département.

Dordogne-Périgord : du silex et des os pour appâter les Québécois

L’exposition itinérante, constituée de cinq panneaux importants, fait étape à Montréal après avoir été présenté à Chicago, puis Houston.

Dans cette même vallée de la Vézère, on a également découvert 25 autres grottes «ornées» de fresques, dont 15 sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Outre ces témoignages de la préhistoire et les paysages de ses deux vallées, le département recèle quelques autres merveilles qui lui confèrent un intérêt exceptionnel sur le plan touristique : 10 villages classés parmi les  «plus beaux villages de France», plus de 1 000 châteaux, églises et abbayes, un vignoble de 12 000 hectares – le Bergerac – auquel la proximité du Bordelais (Bordeaux n’est qu’à un peu plus d’une heure de route) fait de l’ombre, comme le soulignait Marie-Pierre Tamagnon, du Comité interprofessionnel des vins de la région de Bergerac.

Périgueux, La Cathédrale Saint-Front
Périgueux, La Cathédrale Saint-Front

Parmi les principaux pôles touristiques, on identifiera encore la ville médiévale de Sarlat, la ville gallo-romaine de Périgueux, principale agglomération urbaine du département, et, plus au nord, Brantôme. Sans oublier, bien sûr, ces spécialités gourmandes que sont le fois gras du Périgord, les truffes, les noix et autres gâteries bien plus efficaces que le Prozac!

«Nous recevons 3 millions de visiteurs étrangers chaque année, dont 14% viennent d’Amérique du Nord et notre objectif est d’augmenter ce nombre de 1 million, d’ici 2020», expliquait Jean-Fred Drouin. «Le tourisme est notre premier secteur d’activité économique devant l’agriculture.»

La présentation aux agents de voyages, organisée au Sofitel Montréal Le Carré Doré au cours de la soirée du 5 juin, avait été précédée, quelques heures plus tôt, par un repas gastronomique auquel avaient été conviés les membres de la presse touristique. Le repas, préparé par le chef étoilé Alain Gardillou, du Moulin du Roc, à Champagne de Belair, près de Brantôme, était accompagné de plusieurs crus du Bergerac, dont le Monbazillac, servi avec le dessert.

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