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Mardi, 25 juillet 2006

Le projet de liaison directe Paris-Aéroport de Roissy sur les rails

Roissy-Charles de Gaulle, deuxième aéroport européen, pourra être rallié en vingt minutes depuis Paris en 2012 grâce à une nouvelle liaison ferroviaire, un projet piloté par le gouvernement français mais financé par des investisseurs privés.
  
«CDG express» devrait coûter environ 640 millions d'euros (environ 920 millions $), dont près de 120 millions (environ 175 millions $) pour le matériel roulant, a déclaré le ministre des Transports, Dominique Perben, en présentant à la presse ce projet, dans les cartons depuis 2000 et qui avait semblé en danger après l'échec de la candidature parisienne aux Jeux Olympiques en 2012.
  
Mais «il ne coûtera rien aux contribuables, ni nationaux, ni locaux. Seuls les utilisateurs payeront pour ce projet», a précisé Dominique Perben.
  
Fin juillet, l'État lancera un appel d'offres en direction des entreprises privées pour obtenir une concession du «CDG express». Le candidat sélectionné au premier semestre 2008 aura la charge de la construction, de l'exploitation et de l'entretien de cette nouvelle infrastructure.
  
La SNCF aura la charge du fonctionnement, de la sécurité des installations et de la conduite des trains et le Réseau Ferré de France restera propriétaire des voies.
  
Alors que la France est le premier pays touristique au monde, la desserte de son principal aéroport au centre de Paris laisse actuellement à désirer. Il faut trente minutes par le RER B, un train de banlieue dont les wagons et les accès sont mal adaptés aux voyageurs équipés d'encombrants bagages. Le RER B est aussi parfois omnibus et donc encore plus lent.
  
La route, qui concentre plus de 80% des déplacements entre Paris et l'aéroport, n'offre pas non plus d'alternative raisonnable : en raison d'encombrements chroniques sur les autoroutes A1 et A3, le temps de trajet oscille entre une demi-heure à plus de deux heures. Un facteur de stress supplémentaire pour un touriste ou un homme d'affaires en partance.
  
Au départ de la Gare de l'Est, la navette «CDG express» permettra donc à Paris de combler son retard par rapport à nombre d'aéroports internationaux, comme Heathrow Express et Gatwick Express à Londres.
  
«Un élément central dans la compétition que se livrent les capitales européennes pour être la porte d'entrée de l'Europe», a souligné Pierre Graff, PDG d'Aéroport de Paris.
  
Le prix du billet devrait osciller entre 15 à 20 euros (22 à 29 $) pour un aller simple, contre 8,10 euros (12 $) pour le RER B actuellement et 40 euros minimum (58 $) en taxi. La fréquence sera d'un train toutes les 15 minutes avec des départs à heures fixes.
  
Des informations sur les vols et des systèmes d'enregistrement des passagers (bornes ou guichets) pourront venir compléter le service de transport à la Gare de l'Est.
  
À la question de savoir si la nouvelle navette pourrait être tout aussi affectée que les autres lignes par les grèves, récurrentes sur le rail français, Dominique Perben a déclaré : «plus ou moins, on ne peut pas le dire». Il a rappelé toutefois que depuis l'année dernière, un service minimum avait toujours été assuré par la SNCF.
  
D'une longueur totale de 32 Kms, la liaison utilisera en grande partie le tracé du RER B, avec toutefois deux aménagements en début et fin de parcours.
  
Le «CDG express» ne fait toutefois pas l'unanimité. Des riverains et les Verts regrettent que l'effort ne soit pas porté sur le RER B. En réponse à ces interrogations, Dominique Perben rappelle que l'État apporte 10 millions d'euros en 2006 pour son amélioration.

(AFP)



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